Hombourg-Haut

Hombourg-Haut est une ville de 8 343 habitants (2006) située en bordure de la boutonnière du Warndt et sur le cours de la Rosselle. Il s’agit au départ d’une cité médiévale édifiée au XIIIe siècle sous l’impulsion de l’évêque de Metz, Jacques de Lorraine. Il fait établir sur un long promontoire rocheux un vaste château-fort (il reste des vestiges) et une collégiale qui a traversé les temps.

Vue générale sur Hombourg-Haut

Le ban communal est occupé à 40% par de la forêt. Le restant se répartit entre des zones urbanisées et des zones agricoles. La forêt est essentiellement publique : communale (340 ha) et domaniale.
Le massif hombourgeois est marqué par une géomorphologie fort mouvementée qui n’est pas sans rappeler les Vosges du Nord. De vastes vallons forestiers, encaissés, sont occupés par de monumentales hêtraies cathédrales qui dépaysent rapidement le promeneur du Bassin Houiller et d’ailleurs.

Hêtraie cathédrale
Prairie au lieu-dit Grossgewann

Pour l’exploitation de sa forêt, la municipalité de Hombourg-Haut fait appel au débardage à cheval (traction animale) en association avec de la traction mécanique en bordure de parcelles. Le cheval offre l’avantage d’être très respectueux des sols et des arbres en place. De plus, ce type de débardage comprend une dimension sociale non négligeable (source d’emplois). Cette démarche se dénote du monde forestier actuel (privé et public) où la mécanisation est poussée à outrance dans une logique de résultat immédiat avec une attention réduite vis à vis de l’Homme et du capital forestier (dont le sol est une composante essentielle).

Débardage avec Cheval de trait
Débardage avec Cheval de trait

Les forêts abritent des espèces d’avifaune à fort intérêt patrimonial : Bondrée apivore, Faucon pèlerin (en chasse), Faucon hobereau, Pic noir, Pic cendré, Pigeon colombin, Grimpereau des bois, Pouillot siffleur. En terme d’herpétofaune, les quelques zones humides sont des lieux de reproduction privilégiés pour le Triton alpestre et la Salamandre commune.

Les zones agricoles (vergers, prairies, culture) hébergent plus d’une dizaine de couples de Pie-grièche écorcheur, du Tarier pâtre, du Rouge-queue à front blanc et par le passé du Vanneau huppé qui a actuellement disparu de la liste des nicheurs sur la commune.

Sur les 300 espèces d’oiseaux recensés en Lorraine, 111 ont été observées à Hombourg-Haut dont 74 espèces nicheuses certaines. La partie forestière compte 57 espèces dont 49 nicheuses.

Hombourg-Haut est une commune entre autres riche de son histoire, de ses productions artistiques, de son patrimoine bâti et de son patrimoine naturel. Le compositeur romantique Théodore Gouvy (1819-1898) s’est largement inspiré de la Nature si généreuse de sa commune de résidence pour ses oeuvres : la cantate « Le Printemps » en est une illustration.

Collégiale Saint-Etienne
Chapelle Sainte-Catherine

Texte, photographies et données faunistiques d’Alexandre Knochel, originaire de Hombourg-Haut et membre du GECNAL   du Warndt.

Pour plus d’information consultez le site internet de la ville : http://www.hombourg-haut.net

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