Les rapaces

Le Grand-Duc d’Europe (Bubo bubo). Ce grand hibou, le plus gros de nos rapaces nocturnes, se rencontre sur les terrains dégagés aux abords de falaises et escarpements rocheux envahis par la végétation. On le rencontre en plaine souvent dans d’anciennes carrières (voire des carrières encore en exploitation). En Lorraine, les populations sont en expansion (10 à 15 couples nicheurs : F. FEVE, Oiseaux de Lorraine, 2004).

On le repère facilement à son chant très grave, émis en avril et mai dans notre région.

Dans le Warndt, des couples nicheurs sont présents sur plusieurs secteurs connus des habitués et des naturalistes.

Grand Duc d’Europe
Jeune hibou
Crédit photo : Jacques Kunzler
Grand Duc d’Europe
Crédit photo : Jacques Kunzler

Crédit photographies : Jacques Kunzler

L’Epervier d’Europe

L’Epervier d’Europe (Accipiter nisus) est un rapace redoutable chasseur d’oiseaux. Il ne craint pas de s’approcher des habitations, surtout en période hivernale, car de nombreux passereaux viennent se nourrir aux mangeoires et c’est pour lui un excellent terrain de chasse. La femelle est plus grande que le mâle, elle est de couleur brun-gris, le mâle quant à lui arbore un plumage gris-bleuté. Dessous blanchâtre caractéristique strié brun. Une longue queue barrée de brun. Pattes jaunâtres. L’épervier affectionne les zones boisées, les bocages et prairies. Il parcourt à faible altitude son territoire et par surprise en semant la panique, sa technique de chasse préférée, il attaque sa proie ! Vers mars -avril débute la construction du nid, une moyenne de 4 à 5 oeufs sont pondus. La femelle s’occupe seule de la couvaison, vers juin les petits naissent, le mâle amène les proies déplumées pour nourrir sa progéniture. Vers 4 semaines, ils prennent leur envol, mais les parents continuent de les nourrir pendant encore un mois . L’épervier d’Europe est une espèce protégée que l’on peut observer tout au long de l’année dans le Warndt.

Crédit photo : Fabrice Ordener
Epervier à l’affût à la mangeoire
Crédit photo : Fabrice Ordener

Le Faucon pèlerin

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est strictement inféodé à la présence de falaises ou de rochers pour l’implantation de son aire de reproduction. Cependant des récentes observations laisse penser que le rapace colonise de plus en plus les milieux urbains nichant sur les édifices à la manière du Faucon crécerelle.
Le Faucon pèlerin se reproduit de la fin février jusqu’à mi-avril. Le mâle choisit le site du nid, et les couples reviennent année après année au même endroit. Le nid est une dépression peu profonde grattée dans le sol, le sable ou la végétation, et tapissé de matériaux.
Le Faucon pèlerin apprécie particulièrement le Pigeon biset (Columba livia), mais son régime alimentaire se compose d’une grande variété d’espèces, notamment les oiseaux. Il peut aussi se nourrir de petits reptiles et de mammifères comme les chauves-souris, les rongeurs, les écureuils et les rats. Les petites proies sont avalées en vol.
En France, l’espèce est relativement sédentaire. Des oiseaux du nord et de l’est de l’Europe viennent souvent passer l’hiver dans nos contrées.

Le Faucon pèlerin est recensé comme nicheur dans le Warndt et il est régulièrement observé en chase dans la carrière de Freyming-Merlebach.

Faucon pélerin
Crédit photographie : David Aupermann

Le Balbuzard pêcheur

Ce rapace diurne essentiellement piscivore à bien failli disparaitre dans les années 1970 , très sensible à la pollution de son habitat il était aussi la victime de persécution humaine ! Aujourd’hui on note une très légère augmentation des effectifs, des programmes de suivis et de protections ont été élaborés pour permettre à l’espèce de redevenir nicheuse en France, mais de façon encore bien sporadique !

LE BALBUZARD PECHEUR
ETANG ESCHERBRUCH HAM S/VARSBERG
Crédit photographie : Fabrice ORDENER
LE BALBUZARD PECHEUR
ETANG D’ESCHERBRUCH HAMS/VARSBERG
Crédit photograpie : Fabrice ORDENER
LE BALBUZARD PECHEUR
ETANG D’ESCHERBRUCH
Crédit photographie : Fabrice ORDENER
LE BALBUZARD PECHEUR
ETANG D’ESCHERBRUCH
Crédit photographie : Fabrice ORDENER

Le balbuzard a une morphologie totalement adaptée à la capture des poissons. Lorsqu’il pêche, il survole son domaine et vole parfois sur place avant d’effectuer un terrible plongeon bien souvent fatal à sa proie ! Ses serres sont impressionnantes, elles permettent une capture parfaite et le transport du poisson.
Le balbuzard à un dos brun assez uniforme et un ventre blanc pur avec des barres pectorales plus ou moins marquées. La tête est blanche, barrée par un large bandeau noir. Ses ailes sont longues et coudées, assez impressionnantes ! Mâle et femelle sont similaires, cette dernière est tout de même légèrement plus grande que le mâle. Les couples se forment habituellement pour la vie.
Compte tenu de son régime alimentaire, il vit essentiellement dans des zones humides avec des points d’eau propre et beaucoup de poissons.
L’hiver les balbuzards européens migrent vers l’Afrique subsaharienne.
Même si l’on peut penser que ce beau rapace pourrait reconquérir notre région, ses effectifs restent encore faibles.

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Gecnal du Warndt