Papillons de jour (Lépidoptères diurnes)

Beaucoup de papillons sont en régression dans notre région. On peut néanmoins facilement favoriser la présence des espèces dites « de jardin » dans notre environnement. Pour cela, il suffit de laisser pousser un massif d’orties, de planter un buddleia (arbre à papillon) ou d’autres plantes qui attirent les papillons, et bien sûr de ne pas utiliser d’insecticides !

Le Machaon (Papilio machaon) : très beau papillon de la famille des Papilionidés, avec deux générations volante par an dans notre région. Les chenilles se développent sur les feuilles de la plante nourricière (ombellifères). Elle est donc régulièrement visible sur les rangées de carottes et de fenouil dans nos jardins ; à condition de ne pas utiliser d’insecticides !

Machaon
Crédit photo : Jean-Baptiste LUSSON
Chenille du Machaon
Crédit photo : Jean-Pierre KREMER

La Belle Dame (Vanessa cardui). Ce papillon, qui vol de mars à novembre, se rencontre dans les prairies fleuries, mais aussi dans nos jardins. Mâle et femelle sont identiques, de couleur orange, avec des taches noires et blanches. La belle dame vit et se reproduit en Afrique du Nord et en Europe méridionale, puis elle migre en été vers le Nord, c’est à dire chez nous ! Dès les 1ères gelées beaucoup meurent, mais certains retournent dans leurs régions d’origine !

Belle Dame

Le Vulcain (Vanessa atalanta). D’une envergure assez grande, 6 à 7 cm, ce très joli papillon est plutôt commun dans nos contrées. D’un noir intense, marqué de points blancs et d’une bande rouge sur l’aile antérieure. Une tache bleue orne la base de l’aile postérieure, elle aussi marquée d’une marge rouge. La plante-hôte du vulcain est l’ortie. Il affectionne les lieux bien fleuris, les jardins, prairies... En automne il se délecte du nectar des fruits trop mûrs qui jonchent le sol.
Vanessa atalanta, de la famille des nymphalidae, est un migrateur, il nous vient, dès le mois d’avril, du sud de la France. Il peut y avoir deux à trois générations.

Le Vulcain

Le Robert le Diable (Polygonia C-Album) : Lépidoptère de la famille des Nymphalidae. Aussi appelé C-Blanc car on peut voir sous ses ailes une petite marque blanche en forme de C. Le dessus des ailes, orange flamboyant, est marqué par des taches brunes plus claires sur la bordure. Il est reconnaissable aussi à ses contours d’ailes très découpés.

Ce papillon possède deux générations et sa forme automnale est capable d’hiberner. Il n’y a pas de différence visible entre mâles et femelles.

La chenille est tricolore ornée d’excroissance épineuses. Elle vit sur les orties, mais aussi souvent sur divers arbustes, dont les groseillers.
Chenille : Mai à octobre (environ 3.5cm/long).
Papillon : vol de Mars à novembre (environ 5cm). C’est une espèce assez commune.

Le papillon butine de nombreuses fleurs (asters, buddléias...) mais se nourrit également de fruits pourris ou blessés, de cadavres et des excréments d’animaux afin de récupérer des sels minéraux et autres substances nécessaires à sa survie.

Robert le diable
Crédit photo : Michèle Ordener

Le Paon du Jour (lnachis io ou nymphalis io ) : famille des Nymphalidae. C’est un bivoltin (produit deux générations). On le reconnait à ses ocelles, ces 4 yeux bleu-noir qui ornent ces ailes et qui rapellent les « yeux » sur les plumes de paon dont son nom ! Ce papillon est très commun et répandu. Ses gros ocelles, particularité physique, lui servent à impressionner ses prédateurs qui s’en méfieront.

Les chenilles sont noires à pattes rougeâtres et vivent en groupes sur les tiges d’orties.
Chenille : avril à septembre(environ 4.5/long). Papillon : 6cm.

Paon du jour
Crédit photo : Michèle Ordener

Le Citron (Gonepteryx rhamni) : joli papillon de couleur jaune, il est un des premiers à apparaitre dès les beaux jours. Il hiberne à l’état adulte souvent dans du lierre, et grâce à un procédé qui intéresse d’ailleurs les chercheurs, il transforme ses réserves en une sorte « d’anti-gel » qui lui permet de résister aux frimas de l’hiver. Le mâle est bien jaune « citron », la femelle est plus claire, blanc verdâtre. Tous les deux portent un point sur chaque aile.

Citron butinant sur une fleur de Pissenlit
Crédit photo : Fabrice Ordener
Femelle avec deux mâles prets à la féconder
Crédit photo : Fabrice Ordener

L’Aurore (Anthocharis cardamines) : les mâles se reconnaissent à leur couleur orange sur le haut des ailes. En effet, un dimorphisme sexuel flagrant existe entre les deux sexes, la femelle ne portant pas du tout la couleur orange. Le dessous des ailes est moucheté gris-vert, ce qui lui permet de se camoufler en cas de danger. Il apprécie les crucifères, comme la Cardamine des prés, d’où son nom ! C’est un papillon assez commun.

Aurore mâle

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